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Plans de leçon
Les chantiers forestiers



Les chantiers forestiers

Groupe cible

  • 11e et 12e année

Thème principal

Durant les années 1900, les chantiers forestiers représentaient des sources de travail populaires pour les hommes. En dépit des longues journées de travail, du manque de ressources et de la mauvaise nourriture, les hommes se présentaient en grand nombre dans la région, car le travail était illimité et les salaires plus élevés que ce que l'on gagnait avec d'autres métiers.

Matières visées

  • Français langue première 11 et 12
  • Français langue seconde - Immersion 11 et 12
  • Sciences humaines 11
  • Histoire 12

Objectifs

Les élèves seront en mesure de décrire :

  • l'économie du début des années 1900;
  • en quoi consistait une journée de travail durant les années 1900; et
  • les activités générales d'exploitation d'un chantier forestier.

Notes à l'intention du personnel enseignant

Pour réaliser ce plan de cours, il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances préalables sur les chantiers forestiers ou les camps de bûcherons.

Matériel

  • Document Au début des années 1900 - Photo
  • Document Au début des années 1900 - Corrigé
  • Document La vie dans un chantier forestier
  • Document Questions de compréhension de lecture
  • Document Devoir
  • Document Le jargon des bûcherons

Vocabulaire

Cambuse
Bâtiment où le cuisinier préparait les repas des équipes de bûcherons.
Abatteur
Homme dont le travail était de scier les arbres sur pied.
Conducteur d'attelage
Homme dont le travail était de diriger les chevaux qui transportaient les troncs et les billes de bois à l'extérieur de la forêt.

Déroulement

  1. Distribuez la photo intitulée Au début des années 1900 à chaque élève.
    1. Ne leur mentionnez pas ce que la photo représente.
  2. Allouez cinq minutes aux élèves pour analyser la photo et écrire les idées qui leur viennent à l'esprit.
  3. Lorsque les cinq minutes sont écoulées, demandez aux élèves de faire part de leurs commentaires sur la photo et de l'interprétation qu'ils en ont faite, sous forme de discussion.
  4. Après la discussion, demandez aux élèves de ranger la photo de manière à ce qu'ils ne puissent pas la voir.
  5. Distribuez le document La vie dans un chantier forestier à chaque élève et demandez-leur de lire ce texte.
  6. Lorsqu'ils ont terminé leur lecture, demandez aux élèves d'examiner la photo à nouveau.
  7. Demandez aux élèves s'ils ont changé leur première interprétation de la photo. Si c'est le cas, animez une discussion sur le comment et le pourquoi de ce changement d'opinion.
  8. Divisez la classe en groupes de deux ou trois élèves et distribuez un document Questions de compréhension de lecture à chaque groupe.
  9. Lorsque chaque groupe a répondu à toutes les questions, animez une discussion avec le groupe-classe sur chacune de ces questions.
    1. Importance des chantiers forestiers
    2. économie du début des années 1900
    3. Heures de travail des bûcherons d'un chantier forestier.
    4. Température.
    5. Chaque groupe présente son « Slogan du jargon des bûcherons » devant le groupe-classe.
  10. Distribuez le document Devoir à chaque élève. Demandez-leur de choisir l'un des deux sujets proposés.

Ressources

Holm, David. Oral History of Jim and Margaret McConaghy. Canada: College of New Caledonia, 2003.

Roberge, Earl. Timber Country. Idaho: Caxton Printers, LTD, 1973.

Work in the Nineteenth-Century in Forest Industry. National Museum of Man: NO 46, 1983.

Where Two Rivers Meet.

The Exploration Place.

Au début des années 1900 - Photo

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Au début des années 1900 - Corrigé

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La cuisine, la salle à manger, le bâtiment-dortoir et le bureau du chantier forestier no 2 à Horseshoe Hill, le long de la route vers Shelley.

La vie dans un chantier forestier

Quand l'exploitation forestière devint un élément important de l'économie de la Colombie-Britannique au début des années 1900, les compagnies de bois d'oeuvre se ruèrent dans la région. Pour mener à bien leurs activités, ces compagnies devaient embaucher un grand nombre d'hommes disposés à travailler loin de toute civilisation. Pour loger et nourrir leur main-d'oeuvre, ces compagnies construisaient des camps de bûcherons sur les chantiers forestiers.

Le logis consistait en bâtiments-dortoirs bâtis avec les moyens du bord, peu ventilés et sans commodités comme l'électricité, par exemple. Les vêtements y séchaient mal et les hommes devaient fournir leurs propres draps et couvertures. Ils devaient dormir dans des couchettes entassées le long du mur dans une seule grande pièce qui pouvait abriter entre 6 et 20 hommes. Les couchettes se trouvaient à une extrémité de la pièce, avec un petit poêle à bois à l'autre bout. Des cordes pendaient du plafond et servaient à faire sécher les vêtements qui étaient lavés quand les hommes se plaignaient de l'odeur. Un bâtiment-dortoir abritait les abatteurs ou les conducteurs d'attelage, dont on disait « qu'ils puaient le cheval ». Le plupart des hommes avaient l'habitude de tous les types d'odeurs imaginables.

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Hommes devant un bâtiment en bois avec un toit en toile, au milieu de piles de billes de bois.

Dans tous les chantiers, le cuisinier avait son propre bâtiment, appelé cambuse, le plus souvent. C'était là que le cuisinier préparait les repas des hommes et dormait. McConaghy, qui était de Shelley, affirme que la nourriture était « saine » et « ordinaire ». Il ajoutait que « s'il y avait un bon cuisinier sur le chantier, la nourriture était bonne ». Les cuisiniers se levaient vers 4 heures du matin pour préparer le petit déjeuner et le dîner des hommes. Ceux-ci se rassemblaient dans un réfectoire et mangeaient leur petit déjeuner ensemble en silence. La plupart des hommes voulaient savourer la tranquillité du réfectoire avant de se rendre au site d'abattage. Ils transportaient leur dîner au site où ils allaient travailler, parce que ce site était habituellement assez éloigné du chantier. Le gros repas de la journée était le souper qu'on servait tard le soir, vers 7 ou 8 heures. Peu de temps après, les hommes allaient se coucher, pour se reposer avant d'entreprendre une autre longue journée de travail.

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Hommes dans un chantier au ruisseau Seebach en 1924.

Les hommes travaillaient de longues journées et de longues semaines. Il pouvait parfois s'écouler des mois avant qu'ils ne puissent aller en ville. La journée de travail commençait alors qu'il faisait encore noir. Les hommes se réveillaient, avalaient leur petit déjeuner, attelaient les chevaux et partaient travailler. La plupart travaillaient en équipe de trois : un pour abattre les arbres, un pour tronçonner et débrancher et l'autre pour transporter les billes de bois jusqu'au premier dépôt ou jusqu'à la rivière. Le but principal de chaque équipe était de battre les records de la journée précédente, de couper plus d'arbres et de produire plus de bois. Le calendrier de travail suivait les saisons, on bûchait l'hiver, on travaillait à la scierie l'été et on survivait entre les deux, à la fonte des neiges et à la période de gel. Le travail ne débutait pas avant que la température n'atteigne « moins 25 ou moins 30... les hommes n'en souffraient pas, mais c'était dur pour l'équipement ». En raison du grand nombre de scieries dans la région, il y avait toujours du travail pour les hommes. McConaghy affirme que « si on quittait son emploi, on pouvait se rendre en ville et en trouver un autre avant même d'avoir fini de longer le théâtre Princess ».

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Groupe d'arpenteurs devant une cabane en bois rond.

à moins qu'un chantier forestier ne comporte des quartiers familiaux, il n'y avait pas de femmes dans les camps de bûcherons. Ce n'était que lorsqu'ils étaient sur place que les femmes et les enfants participaient aux travaux de cuisine et de nettoyage, sinon des hommes s'en chargeaient. Le dimanche était jour de congé, les hommes dansaient et jouaient la musique de leur culture. Lors de la fonte des neiges, la ville de Prince George devenait très occupée, car les hommes de tous les chantiers y revenaient se détendre, dépenser leur argent et passer du temps avec leur famille. Les bûcherons avaient la réputation de parler, de sentir et de s'habiller de manière différente et les plupart des gens les évitaient.

Le salaire versé à cette époque lointaine pourrait sembler peu réaliste de nos jours. En 1920, un scieur pouvait gagner 50 cents l'heure. Les conducteurs d'attelage, les aides de chantier et les gens qui nettoyaient pouvaient gagner 5 cents ou moins l'heure. Un contremaître pouvait gagner jusqu'à 125 $ par mois. Tout cela changea lors de la Dépression. Les salaires furent réduits à 22 cents l'heure. Quand on pense au prix que coûtaient les aliments de tous les jours comme le pain et le lait, ces salaires n'étaient pas si bas qu'ils le semblent.

Questions de compréhension de lecture

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  1. Pourquoi les entreprises forestières construisaient-elles des camps de bûcherons sur les chantiers forestiers?
  2. Si un contremaître gagnait 120 $ par mois, pourquoi était-ce considéré comme un bon salaire dans les années 1900?
  3. à quelle fréquence les hommes allaient-ils en ville?
  4. Quel était le seul moment où les hommes d'un chantier forestier n'avaient pas à travailler?

Devoir

Choisis l'un des deux sujets proposés.

  1. Imagine que tu es un bûcheron ou l'épouse d'un bûcheron durant les années 1920.
    1. Fais une recherche pour déterminer les prix des éléments décrits dans la liste ci-dessous à partir des années 1900. Tu peux faire des lectures, des recherches dans le Web ou consulter de vieux numéros du journal The Citizen.
      1. Activités
      2. Nourriture
      3. Loyer
      4. Gaz
      5. Vêtements
    2. établis un budget des salaires et des prix d'aujourd'hui pour ces mêmes éléments et compare ce budget à celui que tu as établi pour le début des années 1900. Quelles sont les plus grandes différences et qu'est-ce qui a contribué à ces changements?
  2. Rédige un essai de 500 à 700 mots décrivant la vie dans un chantier forestier et en te servant d'au moins cinq termes ou expressions tirés du document intitulé Le jargon des bûcherons.

Le jargon des bûcherons

Abatteur
Homme qui coupe les arbres sur pied.
Accrocher sa scie
Refuser de faire un travail.
Affaire de famille
Entreprise forestière dirigée par un homme âgé et ses fils.
Affameur de chien
Cuisinier qui donne toute la nourriture aux bûcherons et ne laisse rien au chien.
Aide-cuisiner
En plus d'aider le cuisinier, il accomplit aussi d'autres travaux.
Avocat du chantier
Bûcheron qui doit toujours argumenter sur tout.
Avoir fait son temps
Démissionner.
Avoir un atout dans sa manche
Les bûcherons adorent le poker.
Boîte d'appât
Seau dans lequel on transportait le dîner.
Cambusière
Serveuse.
Camp de broche-à-foin
Chantier forestier médiocre.
Coude rond
Causé par la fréquentation de trop de salons-bars.
Débotter
Quitter son travail sans prévenir.
Faire prendre l'air aux bibittes
Mettre sa chemise à l'envers, pour forcer les poux à se déplacer pour se remettre sous la chemise près de la peau.
Frapper un os
Pour parler d'un problème ou d'une situation très difficile.
Goudron
Très mauvais café.
Graisse de binne
Beurre.
Grand flanc-mou
Quelqu'un qui travaille si peu qu'il est gêné de prendre sa paie.
Gratte-la-piasse
Toujours choisir la méthode qui coûte le moins cher.
Insulte du mois
La paie.
Jour de bingo
Journée de la paie.
Laine de l'Alabama
Sous-vêtement fait de coton.
Le diable est aux vaches
Désordre le plus total.
Les deux pieds dans la même bottine
Homme maladroit.
Les gros bras
Désigne soit le patron, soit un homme du chantier considéré comme étant un dur de dur.
Les p'tits bras
Contremaître qui n'est pas respecté par ses hommes, à cause de son jeune âge ou parce qu'il manque d'expérience.
Lever le camp
Emballer ses effets personnels et quitter le chantier.
Mécanicien de la cuisine
Laveur de vaisselle.
Mettre la pédale au plancher
Appuyer à fond sur l'accélérateur.
Ministre de la Guerre
Désigne l'épouse.
Ouvre-boîtier
Cuisinier médiocre, à peine mieux qu'un gargotier.
Passer les binnes
Passer les fèves au lard.
Patente à gosse
Exploitation forestière qui fonctionne mal.
Plongeur
Désigne celui qui lave la vaisselle.
Ramancheur
Médecin de la compagnie.
Retour au camp
Retourner au travail après une grève ou la fin d'une fermeture.
Service de siaux
Camp de bûcherons qui fournissait le repas du midi dans des seaux.
T'as ton bleu
Se disait à quelqu'un qu'on renvoyait du travail.
Test de l'eau de vaisselle
Pour déterminer la température, on jette de l'eau de vaisselle bouillante sur la neige. Si l'eau gèle avant de toucher le sol, il fait froid.
Ti-camp de rien
Très petit chantier forestier.
Tord-boyaux
Whisky.
Tronçonneur
Homme qui équarrissait et débranchait les arbres coupés.
Yeux-de-poisson
Tapioca mal cuit.

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