L'essor de la Nouvelle-Calédonie - L'essor de la Nouvelle-Calédonie - Chronique 1923
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1923

En février, les commerçants de Prince George lancent la campagne « Magasinez chez vous » pour fidéliser la clientèle. Leur slogan : Si vous magasinez ailleurs qu'en ville et que je magasine ailleurs qu'en ville, que deviendra notre ville ? Les semaines suivantes, le Citizen attire l'attention de ses lecteurs sur les différents commerces locaux et souligne la gamme de leurs produits et services, impressionnante pour une ville aussi jeune. Participent à cette opération de charme Hughes & Drake Ladies' Wear (vêtements féminins), The Northern Hardware Company (quincaillerie), Panama News Stand (journaux et revues), I. B. Guest & Co. (magasin général), Corless Limited (meubles), deux bijouteries, un opticien, le magasin de tissus Izowsky, A. M. Patterson Men's Wear (vêtements pour hommes), le Good Clothes Shop de B. G. Parker (vêtements), le magasin Everything for Men de Baird (articles pour hommes), la plomberie W. G. D. Harper, le magasin de musique W. J. Pitman, des épiceries (W. Bexon & Co., O. N. Haydon, J. Assman et C. C. Reid), la pharmacie Prince George Drug Co. (succursale de la chaîne Rexall Drugs), la pharmacie Stacey's, et McInnis & Wilson (matériaux de construction).

Au printemps, un groupe de citoyens mène la première révolte des contribuables de Prince George. Bien que la ville ne perçoive des taxes que depuis huit ans, la Property Owners' Association, une association qui regroupe les propriétaires de résidences, tente de réduire le budget municipal de 10 000 $ et d'obtenir pour ses membres un allègement fiscal proportionnel à cette somme. Après avoir scruté le budget en question, l'association décide que le salaire du maire ne doit pas dépasser 25 $ par mois, que les conseillers municipaux doivent continuer à travailler bénévolement, que le salaire mensuel du chef de police doit être réduit de 50 $ et que les forces de l'ordre doivent se limiter à un seul policier. Forte de cette décision, elle révise la totalité du budget et supprime tout ce qu'elle peut supprimer. Après avoir examiné les suggestions avancées, le conseil annonce un mois plus tard que les membres de l'association des propriétaires « ne connaissent pas suffisamment les services qu'ils proposent de réorganiser pour que leurs conclusions aient une quelconque valeur », mettant ainsi fin à la vague de protestation.

L'implantation d'une nouvelle scierie et usine de rabotage à Prince George ravive l'espoir d'une relance économique. L'entreprise en question, Cranbrook Sawmills, déménage de Fort Steele et expédie ses machines par train ¿ soit quatre wagons de matériel et un wagon de chevaux. L'équipement est déchargé à Prince George et tiré sur la neige jusqu'à la lisière de la forêt tandis que les machines destinées à l'usine de rabotage sont transportées plus loin, jusqu'à l'embranchement de voie ferrée à Otway où l'usine doit s'installer. Les bûcherons se mettent au travail dès leur arrivée, mais la construction de la scierie prend plusieurs mois et les opérations ne commenceront que l'été suivant. Les scieries locales comptent fournir le bois nécessaire au boom de la construction qui frappe la côte est des États-Unis. Le coût du bois augmentant, d'autres entreprises du genre s'implantent dans la région. Au total, 30 scieries s'établiront le long de la voie ferrée, entre Tête Jaune et Prince George.

Le ministère de l'Agriculture introduit à l'échelle du Canada la culture d'une variété de trèfle mise au point à la ferme expérimentale d'Ottawa. Prince George accueille donc cet été A. E. Richards, venu créer une station expérimentale à la ferme de J. S. Johnson, dans le district de la rivière Salmon. Pour stimuler la compétition, le gouvernement remet à chaque fermier 4,5 kg de trèfle des prés commun et 4,5 kg de trèfle hybride. Les fermiers qui participent à l'expérience mettent chacun un dollar dans une cagnotte ; celui qui produira le plus de graines empochera le prix. Le concours, qui se répétera tous les ans, favorisera la multiplication des graines et aboutira à des récoltes de graines de qualité et en quantités commerciales. Dans les années 1930, pendant la dépression, la culture du trèfle deviendra une activité rentable et une source appréciable de revenus. L'expérience présente un grand intérêt botanique car les graines de trèfle de la région constituent la production la plus septentrionale du continent nord-américain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats en garnison à Prince George participeront à la récolte du trèfle. Celle de 1944 marquera un record.

L'une des premières entreprises industrielles à venir s'établir à Prince George s'occupe de fabriquer des récepteurs radio. En 1923, les citoyens paient 150 à 200 $ des radios qui fonctionnent mal à cette latitude. Après un sondage auprès des résidents, M. R. Nublat pense qu'il peut fabriquer et vendre 70 $ des appareils de meilleure qualité. Son système permet de capter des stations de radio dans un rayon de près de 5 000 km. Avant même d'ouvrir son magasin et de faire une démonstration de son produit, il a déjà six radios en commande.


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