L'essor de la Nouvelle-Calédonie - L'essor de la Nouvelle-Calédonie - Chronique 1939
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1939

Le récit des invasions militaires qui se multiplient en Europe parvient jusqu'à Prince George, et les citoyens sont sur la défensive. Un projet de milice est pris en main par les autorités militaires. À la suite d'un sondage mené dans la ville et dans le district, plus d'une centaine de jeunes gens âgés de 18 à 35 ans participent à une séance de recrutement. En juin, le ministère de la Défense nationale demande aux recrues de s'entraîner pour former la milice de la ville. La première unité prend le nom de " Deuxième batterie de projecteur de l'Artillerie royale canadienne pour la défense côtière ". La guerre est déclarée le 1er septembre 1939. Une fois formée, la première milice se place le 5 septembre sous les ordres du lieutenant W. H. Crocker. Les nouvelles recrues se tiennent prêtes à partir en mission spéciale pour défendre la ville côtière de Prince-Rupert. Par ailleurs, la sécurité de Prince George est assurée par les troupes de la milice régulière, les " Dragons de Colombie-Britannique " , qui reçoivent leurs ordres du quartier général de Kelowna et sont chargées de protéger les moyens de communication et de transport, tel le pont du Fraser.

Au moment où le Canada entre en guerre, le 10 septembre, le premier ministre Mackenzie King déclare qu'il n'est pas question d'engagement obligatoire ou de conscription. " Notre gouvernement, déclare-t-il dans une allocution à la Chambre des communes, estime qu'une conscription pour envoyer des hommes outremer n'est ni nécessaire, ni efficace. Notre administration n'entend présenter aucune motion en ce sens. Nous sommes convaincus que les Canadiens et les Canadiennes feront tout en leur pouvoir pour préserver et défendre la liberté des institutions et, en particulier, pour résister à une invasion d'un régime tyrannique aspirant à dominer le monde par la force. " Le message fait vibrer la corde sensible des citoyens de Prince George, alors au nombre de 3 000. Les volontaires affluent avant même l'arrivée des armes et des munitions.

L'année scolaire 1939-1940 marque l'introduction de deux nouvelles matières scolaires : l'économie domestique et les arts industriels. À l'école Connaught, Mlle Walker initie les jeunes filles à la gestion d'un foyer, à la décoration, à la cuisine et aux travaux d'aiguille. Quant aux garçons, ils apprennent sous la direction de M. Mathews à dessiner des plans, à travailler le métal et le bois et à installer du filage électrique. Dès la première année, les élèves sont tellement adroits que l'école expose leurs travaux.

En août, l'Orchestre symphonique de Prince George voit le jour sous la baguette d'un musicien de grand talent, A. Manzinoja. Ce compositeur prolifique, avec plus de 400 ¿uvres à son actif, attire un groupe enthousiaste de musiciens. Après quatre mois de répétitions assidues, l'orchestre est prêt à affronter le public. La première a lieu le 1er décembre au Princess. Les musiciens jouent à guichets fermés devant plus de 200 spectateurs. L'interprétation du God Save the King est particulièrement poignante du fait que le Canada soit en guerre. Le programme comprend surtout des marches patriotiques et militaires. Devant cet immense succès, les musiciens décident de donner un nouveau concert qui nécessitera quatre mois de répétition.

La ville achète la salle Ritts-Keifer située au 434 de la rue George et la transforme en une caserne de pompiers. Le commandant D. G. Fraser et ses hommes y emménagent fin novembre, dès la fin des travaux. Des portes doubles donnant à l'avant, sur la rue George, et à l'arrière, sur une ruelle, permettent de sortir des deux côtés. Une tour de près de 10 mètres est annexée à l'arrière pour le séchage des tuyaux. Pendant les grands froids d'hiver, la chaleur de l'intérieur parvient à assécher les tuyaux avant leur prochaine utilisation. La caserne est également équipée d'un camion motorisé et d'une remorque pour extinction chimique, de deux enrouleurs manuels et de deux tuyaux pour l'arrosage chimique. L'ex-salle de danse à l'étage fait place à un gymnase et à un vestiaire.

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