L'essor de la Nouvelle-Calédonie - L'essor de la Nouvelle-Calédonie - Chronique 1919
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1919

Cette année survient un curieux incident surnommé « l'affaire de l'église volée ». L'église St. George de Central Fort George, une simple chapelle, a été construite grâce à une contribution de l'Église anglicane et à un emprunt de 1 500 $. Son unique marguillier, Clement Deykin, est amené à se déplacer une fois par mois pour se rendre à Vancouver. Au début de 1919, des paroissiens bien intentionnés décident de déménager l'église en son absence. Sans autorisation préalable et sans autre forme de procès, et par surcroît en violation flagrante du huitième commandement de Dieu, ils soulèvent la chapelle sur une plate-forme et la transplantent tout bonnement dans le nouveau secteur appelé Millar Addition. Ils la rebaptisent du nom de St. Michael and All Angel, et la dotent d'une cloche dérobée à la station de pompier de South Fort George. La cloche sonne deux dimanches de suite avant que les pompiers ne fassent une demande de récupération en bonne et due forme. Cette cloche, rappellent-ils, est la propriété des citoyens et appartient à la ville. Poursuivra-t-on les coupables en justice ? Les avis sont partagés. On finit par convenir qu'il est plus important de continuer à faire ¿uvre d'église. L'incident restera donc sans suite, mais il alimentera de nombreuses conversations avant de devenir une légende.

Un recensement extraordinaire mené en mars par le service des Postes révèle que Prince George compte maintenant 1 647 habitants. Ce chiffre ne tient compte que les habitants de la ville proprement dite, à l'exclusion de Fort George et de South Fort George. On précise aussi qu'il fait abstraction d'un « nombre important de personnes de passage ».

Une ferveur patriotique renouvelée anime la fête du 1er juillet en cette année qui marque la fin de la Première Grande Guerre. À Prince George, les activités sont si nombreuses qu'il faut les répartir sur deux jours. Les plus populaires se révèlent être une course de chevaux et des épreuves d'athlétisme, notamment une compétition de tir et des combats de boxe et de lutte. Les automobiles défilent dans le centre-ville où les vitrines ont été décorées avec munificence. Les citoyens participent à une foule de concours pour des prix totalisant 2 000 $. Les pique-niques organisés un peu partout en ville sont une activité familiale très prisée. Mais le clou des festivités est incontestablement le bal officiel du 1er juillet.

En septembre, la Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest poste un détachement à Prince George. Les agents font de longues patrouilles avec des chevaux de selle ou de bât. Ceux qui sont assignés à Prince George doivent couvrir un immense territoire au nord, au sud, à l'est et à l'ouest de la ville. Les préoccupations majeures sont la sécurité nationale et le contrôle des activités « de nature bolchevique » que l'on soupçonne dans les chantiers miniers de la province. Le caporal Laurent dirige les opérations. Aucun local n'étant disponible lors de son arrivée, il est logé avec deux autres agents à l'hôtel Alexandra. La Police provinciale de C.-B. continue d'assurer la sécurité de la ville de Prince George tandis que le détachement de la R.G.C.N.-O. se consacre au travail en région.

La police est chargée de faire respecter la loi interdisant la vente d'alcool promulguée le 1er octobre 1917. Les seules exceptions prévues visent l'alcool utilisé à des fins médicinales, liturgiques ou industrielles. La chose se complique du fait que les gens s'arrangent pour se faire prescrire de l'alcool par leur médecin et que les bars contournent l'interdit en vendant des boissons à basse teneur en alcool. En octobre, les autorités s'apprêtent à prendre des mesures sévères pour éradiquer la consommation d'alcool et les 35 agents dépêchés à Prince George disposent pour cela d'un « équipement complet en matériel et chevaux ». L'année suivante, les électeurs se ravisent et rejettent sans ambiguïté la prohibition à la faveur d'un plébiscite tenu à l'échelle de la province le 20 octobre 1920. Le gouvernement provincial s'empare du contrôle sur la vente d'alcool et des profits qu'elle génère. La prohibition prend officiellement fin le 15 juin 1921.



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